C’est parti pour la 5e édition du Bordeaux Geek Festival, qui a eu lieu du 8 au 10 juin au Parc des Expositions de Bordeaux.
J’ai eu la chance, cette année, d’assister à la première journée en tant qu’assistante des talentueux Poulpy Cat et Lun’Art, respectivement bijoutière fantasy et illustrateur professionnel, et donc de découvrir l’envers du décor en tant qu’exposant.
Il y a, malheureusement, beaucoup de points noirs sur mon impression de ce festival, que j’avais découvert l’année dernière, pour sa 4e édition.
Premier point noir : l’organisation spatiale.
Éclatée, labyrinthique, une entrée à l’autre bout du parc vis à vis du tramway (un peu plus d’un kilomètre à pied en plein soleil en costume), le positionnement interne du salon laisse à désirer. La plupart des visiteurs sont alors passés par l’entrée de la Foire Expo de Bordeaux, située dans le même bâtiment, mais celle ci démarrant au pied du tram. Ils arrivent alors par la zone buvette et merchandising.
De multiples incohérences en découlent. Les artisans, cherchant une visibilité au sein d’un tel salon, se retrouvent alors à l’autre bout du site, perdant des clients de manière certaine. Et les témoignages le corroborent : certains d’entre eux, exilés à côté des buvettes, ont eu bien plus de visites que ceux placés dans les zones dédiées.
J’étais en compagnie de Buddakhiin, également blogueur, qui lui a halluciné sur le positionnement des stands de gaming et dev. Blacknut, (comprenez « Le Netflix du Jeu Vidéo Indépendant » français) au sein des zones enfants, invisibilité quasi totale des développeurs de jeux indépendants, qui se partageaient une table et 2 écrans pour plusieurs indés, bref, une catastrophe pour les petits, mais un bonheur pour les gros poissons, dont on voit la bannière dès que l’on entre dans le salon : jeuxvideo.com, Just Dance, LDLC, les têtes d’affiches sont elles très bien mises en avant.
Second point noir : la presse.
Mon deuxième jour s’est passé en compagnie de deux « pass press », Buddakhiin et Ambrea, que j’ai donc suivi pour découvrir un autre envers du décor. Et là, ô surprise : aucun espace presse, aucune zone calme pour réaliser une interview, des salons mal isolés pour les conférences au son pollué par des animations musicales typées Just Dance (jeu que j’affectionne particulièrement, cependant). Les couloirs étant étroits par ces malus d’organisation évoqués plus haut, il n’était pas non plus possible de faire des entrevues « à l’arrache ». Obligés de reprendre contact ultérieurement, dans un quitte ou double vis à vis des emplois du temps parfois complets de certains artistes.
Pour ma part, il y a des créateurs que j’aurais aimé voir, mais dont le positionnement était si catastrophique que j’ai pu passer devant eux 3 fois en faisant le tour du salon sans les voir, malgré un plan en main et 2 journées entières dans les locaux.
Troisième point noir : la conférence Picoscope
Supposée être une conférence pour les développeurs débutants et les curieux voulant s’y mettre, le présentateur et fondateur de l’association, Jean Marc Quere, commence la séance par un vocabulaire tellement technique que le seul mot dont je me souviens c’est Sprite, et encore, uniquement parce que j’avais très soif à ce moment là (costume et chaleur oblige). Heureusement que mon compère me faisait la traduction en semi simultané, jusqu’à LA phrase qui a tué le game : « Le jeu vidéo est responsable de trop nombreux échecs scolaires ». Devant un parterre de pro gamers, de développeurs de jeux vidéo, pendant un salon qui s’appelle Geek festival. Autant dire que nous avons quitté la conférence, et le salon par la même occasion, tellement nous avons trouvé le propos déplacé vu le lieu et le contexte.
Les points positifs, maintenant.
Ils sont, hélas, bien moins nombreux, mais assez puissants pour m’avoir donné le plaisir d’avoir tout de même passé un bon week end.
Les costumiers et cosplayeurs.
J’ai pris un plaisir infini à découvrir tout un ensemble de personnes avec un talent fou pour la réalisation de costumes, de leur acting pour leur personnage et de leur variété. J’étais moi même costumée pour l’occasion, avec deux personnages de ma création, Inès et Mme Loyal (j’y reviendrai dans un autre article), et pas à un seul moment, je n’ai eu de réflexions désobligeantes ou malaisante vis à vis de mon physique plantureux une fois corsetée. Une communauté et une ambiance très friendly que j’ai pu ressentir, avec beaucoup de respect entre les gens.
Wonder Woman version comics ou Gal Gadot, Thor en Big Lebowski ou en Dieu du Tonnerre, Abe Simpson, le Joker et Harley Queen, Naruto, et tant d’autres que je n’ai pas su identifier. J’aurais tant aimé accompagner mon article de photos de toutes ces adorables personnes avec qui j’ai pu discuter, mais hélas, mon téléphone m’a fait faux bond.
Les artisans.
Tant de créativité au mètre carré, malgré leur emplacement inadéquat, c’était magique. J’ai déjà cité Poulpy Cat ou Lun’Art, mais j’ai pu aussi y recroiser Crocq – Cuir, Spaewife, The Art of Jade, Octopode et la Roue des Fay. Je n’ai plus tous les noms en tête, et chacun d’entre eux valait le détour à son stand.
Illustration, travail du cuir, bijoux fantasy, autre, je leur souhaite à tous qu’ils prospèrent grâce à leur talent.

Swan S. Faller 
The Art of Jade 
La Roue des Fay 
Crocq – Cuir 
Lun’Art 
Poulpy’Cat et Swan S. Faller 
La Reine de Coeur, Alice et un zombie… 
Mélisandre 
Pépin 
Harley Queen et le Joker 
Nevy 
Christophe Dougnac 
Swan S. Faller
Pour conclure, une simple phrase : ce BGF, c’était tout dans le public et les exposants, et rien dans l’organisation.
Mushu
